Revue de presse25 février 2010
Berne (ats) Les journalistes de l’ex-agence de presse AP Suisse, licenciés fin janvier, ont obtenu un plan social, jugé acceptable par leurs représentants et les syndicats. L’accord prévoit une indemnité de départ de 4,5 mois de salaire et la fin des relations de travail lundi.
Ce plan social s’adresse aux 20 rédacteurs et collaborateurs réguliers libres du service alémanique de l’agence de presse, devenue ddp suisse suite à son rachat en décembre par le groupe allemand ddp. Les journalistes de la rédaction francophone n’ont pas été formellement licenciés mais leur avenir est incertain, a dit à l’ATS Stephanie Vonarburg, secrétaire centrale de comedia.
Dans un communiqué, comedia et impressum ont précisé jeudi que le plan social avait été obtenu après cinq rondes de négociations. Les deux syndicats estiment que le procédé utilisé par le propriétaire allemand de l’agence ne peut être cautionné, ni sur le plan entrepreneurial ni sur celui de la stratégie médiatique.
Selon les syndicats, la stratégie de l’ATS laisse un arrière-goût amer. Cette dernière, en passant un accord avec le groupe ddp pour reprendre la distribution en Suisse de ses services en langue allemande, a pu écarter son concurrent, dénoncent-ils.
L’ATS et ddp avaient annoncé le 28 janvier leur collaboration, la justifiant par l’évolution du paysage médiatique suisse et la forte pression sur les coûts. Une situation engendrée par les importants regroupements intervenus dans le monde de la presse et le développement des modèles de coopération, selon elles.
9 mars 2010
Berne (ats) Les entreprises ont beau resquiller davantage que les personnes privées en matière de redevance radio-tv, elle ne feront pas l’objet d’une chasse aux sorcières. L’Office fédéral de la communication (OFCOM) a demandé à Billag de ne pas réclamer les taxes non versées.
La Confédération pourrait réclamer les redevances non payées sur cinq ans. Estimant que les entreprises sont mal au fait de leurs obligations, l’OFCOM a préféré demander à l’organe d’encaissement de se concentrer sur l’information des sociétés et le recensement des celles tenues de s’acquitter de la taxe, ont indiqué les services de Moritz Leuenberger dans leur réponse publiée mardi à une question du conseiller national Christoph von Rotz (UDC/OW).
Le Conseil fédéral souhaite étendre à tout un chacun l’obligation de payer une redevance radio-tv, indépendamment de la possession d’un appareil de réception. En présentant son projet, il avait noté que si actuellement plus de 90% des ménages paient une redevance, 20 à 30% des entreprises ne s’en acquittent pas.
L’Union suisse des arts et métiers (USAM) est quant à elle montée au créneau pour exiger qu’à l’avenir les PME ne soient plus assujetties à la redevance radio-tv.
9 mars 2010
Lausanne (ats) L’annonceur Publicitas estime avoir achevé la restructuration de son réseau et de ses filiales, après une année 2009 "charnière". A l’avenir, l’entité de PubliGroupe sera plus petite, plus saine et plus profitable, dit le patron du groupe vaudois Hans-Peter Rohner.
Publicitas a dû composer l’an passé avec une chute de la publicité presse de plus de 20% pour l’ensemble de la branche, sans compter la perte de gros clients comme Edipresse. « En deux ans, nous avons réduit nos effectifs de 700 personnes (-40%), » a indiqué Hans-Peter Rohner dans une interview accordée à Bilan.
Le fond pour cette année
« J’estime que le fonds sera atteint cette année », a précisé le patron de PubliGroupe dans les colonnes du bimensuel économique. « Nous allons encore opérer une adaptation importante pour installer une plate-forme digitale de transmission des ordres publicitaires. Mais ce n’est plus lié à la conjoncture ».
A ses yeux, la part des médias écrits dans la publicité commerciale ne va plus croître. « Bien au contraire ». En 2004, les principaux clients de Publicitas étaient dans l’ordre : Edipresse, Tamedia, NZZ, Basler Zeitung et Mittelland Zeitung. Et aujourd’hui : NZZ, Swisscom, Edipresse, Tamedia et Google.
Sévère crise
Affecté par l’accélération des changements structurels dans les médias et la plus sévère crise depuis 50 ans, PubliGroupe a essuyé une perte nette de 8,5 millions de francs au premier semestre 2009, contre un bénéfice de 43,9 millions un an plus tôt. Mais le groupe avait bouclé l’année 2008 dans le rouge
(-42,1 millions).
La division principale, Media Sales-Publicitas, a vu pour sa part ses ventes chuter de 28,8% à 658,3 millions après six mois l’an dernier. Celles de l’ensemble du groupe vaudois ont plongé de 28% à 798,4 millions. (ats)
8 mars 2010
Lausanne (ats) Le Prix Chuard 2010 va à Muriel Ballaman. La journaliste de la Radio Suisse Romande (RSR) est primée pour sa maîtrise du reportage et de l’enquête, sa capacité d’écoute et de relance de même que son naturel dans l’approche de ses interlocuteurs.
Muriel Ballaman a étudié à Fribourg et Lugano. Elle fut durant cinq ans juge de patinage artistique pour de nombreuses compétitions suisses. Entrée à la RSR comme stagiaire début 2008, elle travaille actuellement comme correspondante dans le canton de Berne, écrit lundi le Centre romand de formation des journalistes (CRFJ).
Le prix Chuard, doté de 2000 francs, est remis depuis 1994. Il récompense l’un des 80 stagiaires ayant obtenu le certificat du CRFJ durant l’année précédente. Il a été créé en mémoire de Jean-Pierre Chuard, directeur du centre de formation de 1982 à 1992.
8 mars 2010
Lausanne (ats) Deux directeurs de « La Télé », la chaîne valdo-fribourgeoise, quittent leur poste. Le directeur des programmes, Thierry Bovay, et le directeur financier, Lionel Capt, ont décidé de donner une nouvelle orientation à leur carrière.
Les deux départs ne sont pas liés, a indiqué lundi à l’ATS Philippe Sordet, président du conseil d’administration de Vaud-Fribourg TV, confirmant une information de la Radio Suisse Romande (RSR). Thierry Bovay partira au milieu de l’été. « Il va reprendre une activité de producteur, son métier de base », a expliqué M. Sordet.
« La Télé » compte bien continuer à travailler avec lui, sous une forme externe. Le directeur financier s’en ira à la fin du mois d’avril. Avec le rédacteur en chef Fathi Derder et le directeur général Christophe Rasch, qui restent en place, le quatuor formait la direction de « La Télé ».
Philippe Sordet ne se formalise pas de ces départs. « La Télé démarre : forcément, il y a du mouvement durant les deux premières années, c’est normal », a-t-il expliqué. Le président du conseil d’administration ne fait pas d’autres commentaires avant une assemblée des actionnaires prévue dans dix jours.